Vu sur le site de l'Informaticien : la Corée du Sud, qui estime que le robot-sapiens (capable de réflexion, et donc conscient de son environnement et de lui-même) va bientôt débarquer en masse dans les foyers afin de venir en aide aux personnes, veut obliger les constructeurs de ces robots à leur inculquer des règles de bonne conduite vis-à-vis des humains qu'ils seront sensés servir.

Isaac Asimov, un écrivain célèbre dans le milieu de la SF pour ses écrits sur les robots[1] et son cycle sur la macro-économie à l'échelle galactique, Fondation, avait la particularité de ne pas écrire de véritable science-fiction (au sens littéral du terme) mais de l'anticipation.

Il avait, à partir de sa nouvelle I, robot établi trois lois ancrées au plus profond des circuits de tous les robots construits :

  1. . Un robot ne peut pas porter atteinte à un être humain, ni rester passif devant un être humain exposé à un danger.
  2. . Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi.
  3. . Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection est en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi

Le groupe de travail coréen chargé de la question a clairement indiqué qu'il allait s'inspirer de ces trois lois.
Reste à savoir si, comme dans les romans d'Asimov, les robots en viendront à mentir pour ne pas bafouer l'une de ces lois, et si le métier de psychologue pour robots verra le jour !

Comme la réalité semble désormais rattraper la fiction d'Asimov[2], on peut se demander quelle sera la prochaine technologie tirée d'une œuvre du maître ...

À quand la machine à courber l'espace qui permettra de voyager plus vite que la lumière ?

Notes

[1] Lesquels ont servi de base à au moins deux gros navets cinématographiques ricains : I, robot (avec Will Smith) et L'homme bicentenaire (avec Robin Williams).

[2] Ce qui n'est pas si étonnant que ça, dans la mesure où il s'agissait pour l'auteur d'anticiper un futur plus ou moins proche.